Editorial
La fin d'une époque… La maison du peuple de Besançon, bien connue par les associations pour sa salle David, vient d’être léguée à la marie pour une durée de 60 ans contre travaux de rénovation. Cette signature marque la fin d’une époque celle de la maison du peuple, lieu de rassemblement ouvrier, espace de liberté et d’expression des associations bisontines. On peut seulement regretter que les syndicats aient laissé ce lieu à l’abandon jusqu’à être acculés à la vente. Dernier mots pour dire que cet espace résonne aujourd’hui plus que jamais avec le 6 rue de la madeleine qui pourrait devenir, si la mairie le consent, le nouveau lieu de réunion de ceux qui ont envie de créer, d’agir, d’informer, en un mot de promouvoir une culture vivante…
L’ILLUSION REPUBLICAINE
Eh bien, nous y voilà. Ça y est.
Ils l'ont élu leur foutu président. Maintenant, on est bon pour un minimum
syndical de cinq ans de « politique » ultraréactionnaire et libérale à faire
pâlir G.W. Bush ! Remarque, ce n'était pas avec le projet socialo-libéral
de Mère Ségolène que le peuple aurait mieux dormi, ni avec le « centrisme »
(c'est permis) de l'autre guignol béarnais. J'en passe et des meilleurs… Tout
cela pour vous dire qu'une fois de plus des millions de personnes se sont
livrées au plus grand acte de soumission intellectuelle de tous les temps : ils
ont voté. Ils ont abandonné leur souveraineté individuelle et collective en
confiant leur destin à un homme à qui ils ont donné carte blanche pendant cinq
ans. Sans vous parler des législatives : bientôt, on verra de nouveau cette
foule de votards élire des députés qui vont penser à
leur place et s'engraisser sur le dos de «
Pourquoi ne pas s'organiser
localement, sur une base autogestionnaire, puis s'unir tous ensemble ? Ce
serait le meilleur moyen de garantir la souveraineté de chacun et l'égalité de
tous.
Mais il y a un point très
important qu'il faut aborder : c'est la définition de la politique. Enfin, les
définitions : la leur (celle des hommes « politiques » et des bourgeois
républicains) et la nôtre (celle des anarchistes). Qu'est-ce que la politique ?
A en croire les médias, c'est une chose qui a beaucoup tenu à cœur aux Français
ces derniers temps. Paraîtrait-il que le fort taux de participation à la
présidentielle montre un intérêt des électeurs pour la politique. Et puis,
comment penser au mot « politique » sans penser au Conseil municipal, à
l'Assemblée nationale, à Matignon, à l'Elysée ? Donc, pour les républicains
(donc pour les médias, donc dans la tête d'un sacré paquet d'individus), la
politique c'est l'art de diriger un Etat, les Institutions et les élections, le
« devoir civique » (quand on entend ça on se pisse dessus). Alors c'est ça la
politique ? Aller voter tous les cinq ans et laisser gouverner une minorité
(preuve d'ailleurs que
Non, désolé, mais pas pour nous.
Pour nous, la politique, c'est le fait de « gérer
La politique, elle est
quotidienne, et elle n'a rien à voir avec le fait de glisser un bulletin dans
l'urne tous les cinq ans. Non seulement cela n'a rien de décisionnel, mais en
plus, cela contribue à maintenir cette oligarchie que nous n'avons cessé de
dénoncer.
Alors, si nous choisissions
nous-mêmes comment vivre, au lieu de nous offrir à quelques élites ? Arrêtons
la mascarade électorale et choisissons de faire de la politique !