Editorial
C’est parce qu’elles sont femmes, que certaines sont l’objet de
violences spécifiques (mariages forcés, viols, exploitation et mutilation
sexuelles…). C’est aussi en tant que femmes que celles qui transgressent ou
refusent les lois, les normes, les rôles, les contraintes, les discriminations
qui leurs sont imposées, sont persécutées ou craignent de l’être. Trop souvent,
ces persécutions sont considérées comme des « litiges d’ordre privé ». Mais la
discrimination entre sphère publique et privée est artificielle, on le sait très
bien. Certaines formes de violences, prohibées par la loi, sont pourtant
institutionnalisées et systématiques dans des sociétés fondées sur la
domination masculine.
Nous revendiquons le droit d’asile pour les femmes victimes de persécutions
et violences sexistes.
DECROISSANCE ET REVOLUTION
L’écologie est devenue un des chevaux de bataille des prétendant.e.s au poste suprême. Ils / elles ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, passent un oral devant les chasseurs, s’inquiètent du réchauffement climatique et parlent de développement durable, de taxe écologique, etc.
Que retenir de tout cela ? Rien, sinon qu’il s’agit une fois de plus d’une mascarade. Ils / elles restent enfermé.e.s dans l’économie capitaliste, source de pollution et d’exploitation des richesses de la planète, et prétendent trouver des solutions dans ce système même. C’est oublier que le capitalisme ne peut vivre que de la croissance de la production, c’est-à-dire que sa survie dépend de sa capacité à transformer (détruire) les ressources de la planète en biens de consommation, en produits du marché. Les pays capitalistes monopolisent les énergies du globe et si chaque habitant.e de la planète avait le niveau de vie moyen de nos pays, il faudrait plusieurs planètes pour satisfaire tous nos besoins.
L’écologie mérite mieux que les écologistes.
Nicolas Hulot était crédité de 10 % d’intentions de vote. Les aurait-il eus ? On peut se le demander. En tout cas, s’en remettre aux candidat.e.s à la présidentielle pour régler les choses relève de l’idiotie profonde. Si, au moins, il restait comme force de pression, comme contre-pouvoir. Mais non, il entre dans une énième commission européenne pour étudier les effets du réchauffement de la planète. De la poudre aux yeux pour les gogos qu’ils pensent que nous sommes. Au moins, n’a-t-il pas eu la tentation du pouvoir comme les Verts. Ceux-ci ne décollent pas dans les sondages mais pensent-ils que nous avons oublié la politique de la gauche plurielle, que l’on a oublié l’action de Dominique Voynet au ministère de l’écologie ? Dire qu’il y a 30 ans, les écologistes posaient la question de l’utilité sociale de la production (produire quoi ? comment ?), c’est-à-dire la rupture avec l’économie capitaliste qui ne cherche qu’à produire toujours plus, à moindre frais. Ils étaient anti-militaristes, contre le nucléaire, pour la réduction du temps de travail, etc. Leur passage au gouvernement les a plus qu’assagis au point d’en faire les pitres que nous connaissons.
Du côté de la gauche anti-libérale, José Bové vient rejoindre la mascarade électorale au lieu de poursuivre son action syndicale et sociale, au lieu de rester une force de contestation. Les dramatiques prises de tête qui ont abouti à l’explosion des collectifs anti-libéraux sont une preuve supplémentaire que la volonté de prise de pouvoir est le meilleur moyen de perdre de vue son objectif et de se rendre inefficace.
En route pour une révolution écologique et économique.
La position des libertaires, et d’autres, est d’œuvrer pour la décroissance. Il ne s’agit plus de limiter les émissions de CO2, de s’acheter des ampoules basse tension, d’éteindre les appareils électriques, de prendre des douches, etc. Ces petits actes sont utiles mais loin d’être suffisants car, pendant ce temps, l’Etat construit des centrales nucléaires (projet EPR), entretient des sous-marins nucléaires, des porte-avions…
Le combat de
Dans la logique capitaliste, qui ne regarde que le PIB, les accidents de la route, comme tous les types de catastrophes sont bénéfiques car ils « créent des emplois », détruisent pour reconstruire. Pour nous, il s’agit de mettre en avant le bien-être collectif et individuel. Nous sommes donc bien dans deux logiques opposées et inconciliables. Notre avenir en dépend !