Editorial
Le jour de commémoration de la grande boucherie de 14-18, le groupe
Proudhon de
LES ELECTIONS PASSENT, LES PROBLEMES
RESTENT
Ça y est ! Les tant attendues
élections présidentielles de 2007 ne sont plus très loin ! Les médias ne sont
d’ailleurs pas en reste lorsqu’il s’agit de nous le rappeler ; que ce soit dans
la presse, à la télévision ou encore à la radio, on peut assister à un véritable
matraquage ! On parle des sondages, des débats, on propose milles conjectures
quant au. à la. futur.e grand.e manitou.e de
La gauche, de L.O. au P.S.,
promet une fois de plus moult réformes dites progressistes et dans l’intérêt
des travailleurs… on a pu voir, en effet, ce que valaient les nombreuses
promesses de réformes venant de la gauche, tout comme on a pu remarquer les
subites crises d’amnésie quant à leurs programmes, auxquelles ont été sujet.te.s les leaders de la gauche - tout comme ceux de la
droite d’ailleurs - une fois élu.e.s !
A l’U.M.P.,
la guerre continue de battre son plein entre Chirac, qui ne perd pas espoir, Villepin et Sarkozy. La droite aimerait résoudre de façon «
radicale » la crise de l’emploi… Dans le langage des conservateurs, cela signifie,
en gros, gaver les actionnaires, fliquer plus les chômeurs, donner encore plus
de pouvoir aux patrons et aux bourgeois, et j’en passe… Sombre tableau en
perspective. Entre cela, l’hypocrisie écœurante de la gauche et les ignobles
projets de l’extrême droite, les élections promettent une fois de plus d’êtres
jolies !
Tout de même ! Après cinq
républiques et de nombreux gouvernements de droite comme de gauche, il serait
peut-être temps de tirer des conclusions sur ce que vaut la démocratie
représentative.
Démocratie… dêmos
kratos… : « le pouvoir du peuple » ou « le peuple au
pouvoir », en grec ancien. Pourtant, en France et même ailleurs, on se demande
si l’emploi de ce mot est vraiment justifié. En effet, si le peuple détenait le
pouvoir, chaque individu serait censé décider soi-même de son propre destin et,
avec tous ses congénères, décider du fonctionnement de la société, en prenant
en compte chacun, bien sûr. Pourtant, est-ce le peuple organisé en assemblées
générales fédérées ou est-ce les institutions telles que l’Assemblée nationale
ou encore les hommes et les femmes d’Etat qui dirigent les soi-disant démocraties
et contrôlent les sociétés tout entières ?
Certainement pas le premier ! On
l’a dit : si le peuple détenait le pouvoir, il serait organisé efficacement, de
sorte que chaque individu décide lui-même de ce qu’il doit faire ou non et que
les règles communes soit établies par tous et en fonction de tous, et non par
une caste de bureaucrates qui servent leur propres intérêts. Les soi-disant représentants
du peuple siègent au corps législatif pour eux-mêmes et non pour leurs
électeurs, qu’ils soient de droite ou de gauche.
Mais et le droit de vote ? me direz-vous. Le droit de vote ? Un mensonge, une duperie
pour mieux endormir le peuple. Son seul intérêt : choisir qui seront les
maîtres. Que nous importe ? Nous ne voulons plus de maîtres ! Le peuple doit
décider par lui-même. Ni dictateurs, ni démocratie bourgeoise et parlementaire
! Car l’être humain seul face au pouvoir et à l’Etat est rapidement corrompu
par ceux-ci (on l’a bien vu en Russie, dès 1918, ou encore en 1793 avec un
certain Robespierre), qu’il soit de droite ou de gauche.
Le pouvoir ne peut être confié
qu’à la base, qu’au peuple organisé et non à une élite parlementaire. Car
derrière les promesses se cachent les rêves de pouvoir : on flatte le peuple
pour s’en servir, pour le mâcher comme un chewing-gum, puis, une fois sans
goût, on le crache, on l’expédie dans la misère.
Tant qu’il y aura des « chefs »,
il y aura des « soumis », et tant qu’il y aura un pouvoir étatique, il y aura
un parti politique pour s’en emparer.
Alors, pourquoi glisser un
bulletin dans une urne afin d’élire des chefs exploiteurs alors que l’on peut
décider soi même ?
IL N’EST NUL BESOIN DE DIRECTION,
SEULEMENT D’ORGANISATION.
Quelle sorte d’organisation ? Nous ne manquerons pas de vous le dire le mois prochain !