Editorial
A.S.S.,
R.M.A., la guerre aux pauvres et aux travailleurs est déclarée ! Après les
retraites, le passage en force du gouvernement montre une chose : la
contestation doit se renforcer. En effet, la droite C.R.S. (Chirac, Raffarin, Sarkozy),
faute d’opposition, passera ses « réformes » mortifères les unes après les
autres. Car, contrairement à ce que le VRP de Jacques Vabre
prétend, c’est bel et bien la rue qui gouverne ! 2004 s’annonce mal, il ne
tient qu’à nous de changer l’augure.
NUCLÉAIRE ET SOCIÉTÉ
Un accident majeur, comme à Tchernobyl, est toujours possible et plus encore aujourd’hui qu’hier avec le vieillissement des centrales en activité.
Tous est possible en matière de terrorisme après le 11 septembre. Ainsi, le crach d’un avion sur l’usine de retraitement de La Hague équivaudrait à 67 Tchernobyl.
Le problème des déchets est toujours sans solution. La seule alternative actuelle est de stocker sur les lieux de production, sous la surveillance des professionnels du nucléaire. Certains déchets dangereux ont une durée de vie de 24 400 ans ! Est-ce là le cadeau aux générations futures ?
Le nucléaire représente 80 % de la source de production d’électricité en France, mais guère plus de 30 % de notre énergie. Et, contrairement à l’idée reçue, il n’assure pas l’indépendance nationale : 100 % de l’uranium est importé (encore de la pollution). La France dépend ainsi du pétrole pour le secteur vital du transport…
Contrairement à une idée entretenue par l’entreprise EDF, l’électricité nucléaire est très chère quand on prend en compte l’ensemble de ses coûts : démantèlement des centrales, assurances contre les risques de catastrophes, gestion des déchets, etc.
La prédominance du nucléaire sur les énergies renouvelables (solaire, biomasse, hydraulique, éoliennes, …) est avant tout politique. Ainsi les subventions directes ou indirectes au nucléaire sont environ 100 fois plus élevées que celles attribuées aux autres énergies et à la maîtrise de l’énergie.
La seule alternative pour sortir immédiatement du nucléaire est une révolution des mentalités et des habitudes de consommation. Nous devons choisir ce que nous voulons consommer et comment le produire.
S’attaquer au nucléaire revient à remettre en cause la société de surconsommation (malgré la misère croissante d’une partie de plus en plus importante de la population) dans laquelle nous vivons. Supprimer le nucléaire immédiatement pose le problème de la reconversion de ses travailleurs. Car, comme les policiers et les militaires, ils effectuent un travail nuisible.
De plus, chaque individu a sa part de responsabilités dans la dégradation de notre environnement (voiture, consommation, gaspillage de l’énergie…) et de la société : rouler en 4 X 4 et être contre la guerre du Golfe paraît donc paradoxal.
Le gouvernement français favorise le nucléaire, les infrastructures routières et donc le pétrole pour ses véhicules. N’attendons rien des politiques, organisons-nous nous-mêmes : diminuer sa consommation (d’énergie et en général), participer à l’économie locale afin de diminuer les coûts externes (écologiques, sociaux, …), tant individuellement que collectivement, permet d’initier un changement de société, qu’il est de toute façon impératif d’opérer si nous voulons donner ne serait-ce qu’une chance de survivre aux générations futures.
Manifestation antinucléaire
Samedi 17 janvier - 14 h - Place de la République
(Paris)