Editorial

 

Depuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs s’attachent à détruire les acquis sociaux des travailleurs.

Aujourd’hui, l’Etat-patron qui nous gouverne s’attaque aux retraites (la guerre en Irak est à ce propos inespérée pour Chirac qui peut redorer son blason à moindre frais en faisant oublier la politique menée par le gouvernement de sa majorité présidentielle) et ce ne sont pas les syndicats majoritaires qui défendront nos droits : ils ont déjà abdiqué devant le gouvernement-CRS.

Il est temps de prendre nos affaires en main.

 

 

Guerre en Irak (suite)

 

Sur l’invalidité et l’inutilité de l’ONU

Depuis le début du conflit, les pays occidentaux opposés à la guerre s’indignent du non-respect des décisions de l’ONU. Mais le passé nous prouve que l’ONU n’a jamais été que de la poudre aux yeux. En effet, sur 133 interventions armées, seulement trois ont eu l’aval de l’ONU. Cette organisation supranationale n’existe en fait que pour masquer le seul droit en vigueur, celui de la force.

Mais de toutes façons, nous, anarchistes, ne légitimons aucune intervention armée, même sous couvert de rétablir la paix. Le bombes de l’ONU sont tout aussi meurtrières que les bombes US.

De plus, les interventions de l’ONU sont basées sur le droit d’ingérence, ce qui sous-entend que les individus ne sont pas capables de déterminer eux-mêmes leur organisation.

Après la guerre

Après avoir bombardé un pays, il faut envisager sa reconstruction… Les Etats-Unis y ont déjà paré en préparant les contrats qui permettent l’exclusivité pour leurs entreprises.

Ce même pays propose deux alternatives politiques aux irakiens :

– organiser des élections pseudo-démocratiques où un opposant au régime serait élu (cette solution semble d’ailleurs plus ou moins compromise du fait que ces derniers ont été soit éliminés par Saddam Hussein, soit ont dû s’exiler et ne sont donc plus reconnus par le peuple irakien),

– installer un protectorat état-unien en Irak.

Ces deux solutions ne permettent en aucun cas au peuple irakien de choisir son organisation sociale et politique.

Sur la démocratie

Il faut d’abord répéter que la démocratie est fondée sur la tyrannie de la majorité. A cela, il faut ajouter que ce système laisse les mains libres aux soi-disant représentants du peuple : malgré des centaines de millions de manifestants, ces « représentants du peuple » ont tout de même décidé de lancer leurs armées dans une guerre économique.

Il ne reste donc plus qu’à se demander quel sera le prochain pays ennemi n° 1 de la démocratie à combattre.