Editorial
Réseau
d’échanges de savoirs à l’Autodidacte. Nés en France dans les années 70, les
réseaux d’échanges de savoirs connais-sent aujourd’hui un développement
important. Basés sur la mise en commun des parcelles de savoir que chacun
détient, ils consistent à mettre en relation l’offre et la demande de
connaissances. Le but de ces réseaux est de valoriser l’individu par la prise
de conscience de ses savoirs, de ses capacités à les transmettre à d’autres,
savoirs intellectuels, savoirs manuels, savoir-faire, savoirs issus de
l’expérience ou nés d’une passion, d’un hobby. Chaque participant est acteur du
projet, l’offreur et le demandeur déterminent ensemble, avec un animateur, les
méthodes et les outils d’apprentissage (durée, fréquence des cours…). C’est
l’occasion de rencontrer des gens de toutes sortes, de s’instruire et de
partager !
Guerre en Irak ! Quelle
logique ?
Après les deux grands conflits mondiaux et la chute de l’Union soviétique, l’Amérique devient le pays où les dépenses militaires sont les plus fortes, la recherche militaire la plus poussée et ceci a été accentué par les événements du 11 septembre. La classe militaire a un poids énorme sur les décisions du pays et sur sa politique.
Au contraire, l’Europe qui subissait des tensions sociales énormes après guerre, a préféré construire un système de médiation sociale et de restructuration économique qui l’a obligée à accepter l’hégémonie des USA et donc à lier son élite militaire au commandement américain à travers la constitution de l’OTAN.
Sous couvert de guerres humanitaires, les vrais motivations des Etats-Unis sont :
– La nécessité de tenir sous contrôle toutes les ressources naturelles ;
– Donner un nouvel essor à la construction d’armes encore plus sophistiquées et en tester l’efficacité lors de conflits extérieurs ;
– Contrôler les territoires des échanges commerciaux à travers leur présence militaire ;
– Relativiser le rôle de certains alliés du temps de la guerre froide (Pakistan, Arabie Saoudite…) en leur laissant le choix d’être asservis à l’Amérique ou d’être mis sur la liste de ses ennemis.
– Empêcher les pays qui pourraient lui faire concurrence d’utiliser d’une manière autonome les ressources nécessaires à leur développement économique (ressources énergétiques…) ;
– Imposer un rôle de leadership sur les pays européens et le Japon en les maintenant en position subordonnée à l’intérieur de l’ordre international.
Aujourd’hui, les pays arabes tentent de se détacher de leur soumission due à l’achat massif d’armes américaines et l’Europe tente de concurrencer son alliée sur la vente d’armes et sur son extension économique.
Après le 11 septembre 2001, tous les pays européens ont fait des efforts énormes sur leur budget militaire pour commencer à contrer la suprématie américaine et pouvoir se permettre des choix autonomes. L’exemple le plus important de cette nouvelle tendance est l’opposition de certains pays européens à une guerre en Irak. En effet, Saddam Hussein a passé des contrats avec l’Allemagne, la France et l’Italie pour l’achat d’armes et la reconstruction après la fin de l’embargo. La chute de son gouvernement rendrait invalide ces contrats. C’est à cela que l’on doit l’opposition à cette guerre qui, en réalité, n’est jamais finie (les bombardements de l’Irak continuent, dans l’indifférence générale depuis la fin de la guerre du Golfe).
La guerre est bien une question de suprématie et sert, comme toujours, à augmenter les profits des classes riches. Pendant ce temps, les classes pauvres subissent la destruction massive et la détérioration de leurs conditions de vie.
La guerre crée des situations de haine qui perdurent dans le temps et qui sont utilisées pour attiser de nouveaux conflits.
En ce moment, existe une guerre intérieure moins spectaculaire mais que chacun de nous subit, avec la venue des nouvelles lois sécuritaires, basées sur la médiation de la peur de l’autre qui sert en effet à militariser tous les territoires et empêcher toute rébellion ou organisation contre cette logique.
Pour sortir de cette impasse, il est nécessaire plus que jamais de s’organiser et de trouver le moyen, ensemble, de freiner cette logique de mort.
Notre lutte, ici, est la manière la plus solidaire pour empêcher de nouveaux carnages, ailleurs.