Editorial

 

L’ARBITAIRE MORMON : PEUR SUR LA GLACE - ROULAGE DE PATINS A LA MORMON. Dérapage moral aux J.O de Salt Lake City ! Ces jeux seraient-ils bêtes et méchants ? Les organisateurs se sont livrés à une belle contre-performance. Leurs positions politiques sont scandaleuses, inacceptables… impatinables. Un programme puritain imposé par la secte religieuse locale empêcherait  « l’équivoque » , interdirait les postures « trop suggestives ». Pas de badinage art-tris-tique à Salt Lake Silly. On y a troqué la liberté d’expression (corporelle), avec des prédicateurs d’un autre age, contre le droit, inaliénable, de fermer sa gueule. Ça ressemblait à quoi le patinage avant 2002 ? C’était encore sensuel, expressif, émouvant. Désormais, ce s’ra insipide, dépouillé et froid. Là d’ssus le règlement est formel(lement Mormons). Les jurys ne seront pas épargnés, de fait, ils entretiendront une subtile confusion entre athlètes mécaniques et arthritiques. Alors Patineurs de tous pays… déchaussez vous ! Et puis faites-leur plaisir… mettez-vous au Balltrap.

 

 

Transports gratuits pour toutes et tous

 

Aujourd’hui, en France, dans une trentaine de ville, des collectifs d’associations et/ou politiques ont engagé une réflexion sur la nécessité (pourquoi ? pour qui? et surtout comment ?) des transports urbains gratuits.

Sur Besançon, le Collectif pour les Transports Bisontins Gratuits mène régulièrement des actions revendicatives allant dans ce sens.

Cette démarche s’appuie d’abord sur le refus des inégalités économiques et sociales. La gratuité n’est pas une entrave, bien au contraire. Elle facilite l’accès de toutes et de tous à la liberté d’aller et de venir par nécessité ou par choix volontaire. Elle favorise les initiatives écologiques (diminution du trafic individuel). Elle marginalise  les risques de violence (zéro euro = zéro fraude).

La gratuité a ses corollaires : suppression des agents de contrôle dont les missions seraient redéfinies (assistance aux bénéficiaires des transports publics). Le reclassement des contrôleurs en chauffeurs permettrait d’amplifier les fuseaux horaires de circulation et la fréquence des passages sur des secteurs isolés.

Tous ces bouleversements auraient comme conséquence d’améliorer la qualité de vie dans les bus.

Examinons  les questions d’argent.

Bien que la gratuité des transports pour les usagers reste le principe, à qui imputer ces coûts de fonctionnement ?

– Frais de personnel.

– Investissements.

– Frais techniques (maintenance des machines).

Etant donné que les frais sont déjà pris en charge par les fonds publics, les recettes publicitaires, les contributions des entreprises et des commerces à qui profitent largement les transports urbains (se rendre au travail, faire des achats), le CTB gratuits exige la gratuité des transports pour les usagers.

Par ailleurs, nous réclamons l’arrêt immédiat des poursuites pour fraudes et préconisons la mise en place d’un système de transports autogéré conjointement par les salarié(e)s et les usagers eux-mêmes.