Quand
l’Europe se réunit, elle ferme ses frontières ! Du 13 au 15 décembre les chefs
d’états européens se sont réunis à Laeken (Belgique).
Comme
à chaque sommet, les opposants à la mondialisation ont appelé à manifester pour
faire valoir les droits et libertés des personnes contre la loi du profit ou du
fichage systématique. Car quels peuvent être les enjeux d’une telle rencontre
si ce n’est poursuivre la logique sécuritaire et de déréglementation sociale
engagée par tous les Etats ?
En France, les attentats du 11 septembre servent de justifications aux « lois de sécurité quotidienne » qui visent à abattre toute forme de contestation sociale en l’assimilant à du terrorisme. Il n’empêche que nous serons toujours présents dans les luttes locales et internationales contre la mondialisation capitaliste et que nous ne répondrons jamais aux appels au « patriotisme économique » que nous lancent les gouvernants. Alors le baîllon ou le bâton ?
Dans les pays industrialisés, le SIDA est apparu dans les années 1980 et a tout d'abord frappé les homosexuel(le)s, les toxicomanes, les minorités ethniques, les prisonniers-ères, les femmes oubliées par la recherche médicale.
En 2001, le nombre de femmes contaminées dans le monde est supérieur à celui des hommes (en France, un malade sur trois est une femme).
Une solidarité internationale, une prévention sans hypocrisie, des conditions de vie décentes, l'accès aux traitements pour tous et toutes sont indispensables pour combattre ce fléau.
Le pays comme l'Afrique du Sud a été le premier à produire des médicaments génériques à un coût très faible, puis la Thaïlande, l’Inde etc.
Actuellement les pays en voie de développement sont soumis aux pressions occidentales. Ils hésitent à autoriser la production et l'implantation des copies de médicaments bien moins chères que ceux produits par les pays occidentaux, craignant les représailles des riches entreprises pharmaceutiques des pays industrialisés qui dictent leur loi.
Contre la pression des pays riches et des compagnies pharmaceutiques, le combat doit sans cesse continuer, car des milliers de vies sont en jeu. Entre le droit des brevets et le droit de santé, il faut désormais choisir !
21
juillet 2001
Le G8 se donne bonne conscience en accordant des sommes dérisoires pour la lutte contre le Sida, mais laisse mourir les malades par milliers. Le G8 ne prend aucune mesure d'urgence pour permettre la mise sous traitement des milliers de malades alors que 95 % des malades du SIDA dans le monde vivent dans des pays en développement et n'ont accès à aucun traitement antirétroviral.
4
octobre 2001
L'OMC méprise les malades et ses préoccupations sont ailleurs, son but est de permettre au capitalisme de faire toujours plus de profits, pourtant 10 000 personnes meurent du SIDA chaque jour, surtout dans les pays les plus pauvres.
Dans sa lutte contre le SIDA, le Brésil grâce à sa campagne de distribution GRATUITE de médicaments, a permis de diviser par deux le nombre de décès annuels en quatre ans.
Depuis février 2001 les Etats-Unis attaquaient cette politique devant les tribunaux de L'OMC, pour défendre les brevets de leur industrie pharmaceutique.
Pourtant lutter contre le SIDA est un combat de tous les jours contre des structures de décision, des pouvoirs politiques, économiques et religieux (si le 1er décembre, le pape se déclare de tout cœur avec les victimes du Sida, la presse pontificale continue, le même jour, à condamner le port des préservatifs).
Le 1er décembre est la journée de lutte internationale contre le SIDA, des manifestations ont eu lieu un peu partout en France et ailleurs.
Sortez couvert, le seul moyen de se protéger actuellement est le port du préservatif.