Pendant
le week-end de la Pentecôte, se déroulera à Besançon le 58e congrès de la
Fédération anarchiste.
Y
seront définis, comme chaque année, les axes de lutte fédéraux pour l’année à
venir. Les différents secrétariats seront également nommés à cette occasion.
Nous vous invitons, le samedi 2 juin à 20 h 30, salle Battant, à un concert avec Tristan Léa, qui interprète Ferré, Brel, Caussimon, Tachan. La première partie sera assuré par Jamra, jeune groupe bisontin.
Les pédagogies alternatives ont gagné une reconnaissance théorique et pratique grâce à leurs théoriciens (Ferrer, Montessory, Freinet et d’autres), à leurs militants et aux expériences éducatives qu’ils ont portées.
Ces courants – internes et externes à l’Education nationale – ont su faire évoluer cette institution qui reste malgré tout génératrice d’exclusion et reproductrice des inégalités sociales.
Réformer le
système ?
L’Etat tolère quelques expériences en son sein, que ce soient les Ecoles nouvelles, les écoles Freinet, les lycées autogérés, mais à une seule condition : que cela reste très minoritaire.
Le combat de ces mouvements réformateurs s’appuie sur un ensemble doctrinaire qui met en avant :
• l’individualité de l’enfant (celui-ci n’est pas un adulte en miniature et n’a pas à subir les volontés de l’adulte) ;
• la construction collective des savoirs (les enfants sont acteurs de leur apprentissage, c’est eux qui en déterminent le contenu) ;
• la gestion collective par la communauté scolaire (la responsabilité est collégiale, c’est-à-dire collective, sans patron ni exécutants) ;
• la mise en réseau des savoirs (les parents, les enfants ou d’autres acteurs de la vie sociale peuvent prendre en charge des ateliers pédagogiques) ;
• l’ouverture sur la société et le monde associatif de la ville, du monde (l’école dans la cité, l’enfant-citoyen) ;
• le tâtonnement expérimental (il ne s’agit pas d’asséner des vérités mais de suivre la démarche scientifique de l’expérimentation).
Révolutionner
la société ?
Cette démarche pédagogique n’est qu’un élément d’une révolution sociale indispensable (plate-forme des équipes Freinet) et on peut, à juste titre, reprocher à certains réformateurs de tomber dans l’illusion pédagogique qui consiste à penser l’école hors des enjeux économiques et sociaux.
L’éducation est un véritable combat politique, un choix de société. C’est pour cela que les expériences d’éducation alternatives doivent s’inscrire dans un vaste mouvement social regroupant parents-enseignants-étudiants, avec l’appui des syndicats, des associations, des mouvements pédagogiques et de tous ceux qui se retrouvent dans ce projet.
Le but est bien de créer une République éducative, selon les mots de Bonaventure (école libertaire de l’île d’Oléron).
Révolutionner
la société ?
Malheureusement, nombreux sont ceux qui ont choisi la négociation individuelle, les petits arrangements, privant ainsi les personnes intéressées d’un véritable rôle d’acteur/promoteur de projets.
Les bonnes paroles de Jack Lang au niveau de la réforme des collèges avaient suscité un espoir pour la création de collèges expérimentaux. Aujourd’hui, les projets sont jetés aux oubliettes ministérielles, mais comment pourrait-il en être autrement quand des écoles ferment à chaque rentrée, quand les universités se privatisent, quand les lycées filièrisent.
Aux actes citoyens !