La
prochaine distribution de la Mauvaise
graine aura lieu au début du prochain millénaire.
Nous
pouvons déjà vous annoncer quelques réunions publiques qui auront lieu à la
librairie l’Autodidacte : Le lundi 22 janvier, à 20 h 30, un débat sur le thème
ras les murs, une seule réforme de la prison, sa suppression, animé par Jacques
Lesage de la Haye, auteur de nombreux livres sur le problème de l’enfermement.
Le vendredi 9 mars, à 20 h 30, dans le cadre d’une tournée fédérale au sujet des élections municipales, nous recevrons un militant anarchiste italien, animateur d’une fédération municipale de base dans le sud de l’Italie, expérience de prise en main par les habitants des problèmes de la cité et d’instauration d’un véritable contre-pouvoir face aux instances élues.
Les manifestations à Nice n’ont pas réussi à bloquer le sommet européen où se jouaient des enjeux très importants concernant nos droits (droit de grève, liberté syndicale, revenus garantis…).
Toutefois, ces manifestations s’insèrent dans un ensemble de luttes internationales contre la mondialisation économique, c’est-à-dire l’hégémonie de l’économie capitaliste, et sont le signe de l’émergence d’une nouvelle prise de conscience des intérêts dualistes qui traversent la société (gouvernants et patrons contre société civile).
Le capitalisme, de par son fonctionnement intrinsèque, génère une masse de richesses toujours plus importantes au profit d’une partie de la population toujours plus réduite. Aux riches vont la richesse, la santé, la culture car, tous les biens se marchandisant, seuls ceux qui ont de l’argent peuvent en bénéficier. On instaure bien ici ou là un RMI, une CMU, une prime de Noël ou un PARE, mais c’est avant tout une façon de contrôler les gens et de calmer leur colère. Sur le fond, rien n’est réglé.
Ceux qui se mettent en lutte n’accepteront pas longtemps les alternatives qu’on leur propose. Des groupes comme Attac et toute la frange des « anti-mondialistes » ne proposent aucune solution hors l’état, ni hors l’économie de marché qui sont pourtant les causes mêmes de la situation économique que nous vivons. Les partis de gauche réclament, eux, une gestion sociale de la misère. Personne ne cherche à s’interroger sur les causes profondes de cette misère.
Personne? Heureusement, quelques groupuscules et individus, anarchistes ou non, élèvent la voix pour rappeler des faits historiques, des propositions simples. L’Etat est l’expression policière et légalisée de l’exploitation des forces productives par les propriétaires des moyens de production et des moyens de subsistance. Le capitalisme est l’expression économique de ce système basé sur la recherche du profit. Enfin, d’autres modes d’organisation sont possibles, tant au niveau politique (fédéralisme) qu’au niveau économique (autogestion).
Afin que d’autres manifestations soient possibles et plus efficaces, il convient de s’organiser dès maintenant sur des bases anti-étatiques et anti-capitalistes.