Editorial

 

17 juin : Manifestation nationale à Paris, nouvelle étape de la Marche mondiale des femmes.

Un bus est prévu au départ de Besançon. Il partira à 7 h du parking Chamars.

L eprix des places est de 120 F pour les salariés et de 50 F pour les autres. et les réservations sont à faire à Solidarité-Femmes – Tél. 03 81 81 03 90.

On marchera contre les violences sexistes et la pauvreté, pour affirmer également la force, la solidarité et la détermination des femmes à changer le monde.

 

Lesbienne et Gay Pride

 

Les lesbiennes et les gays vont participer à de nombreuses marches pour lutter contre toutes les discriminations qui les frappent et revendiquer leurs droits.

Chaque année, au début de l’été, la lesbienne et gay pride est l’occasion de rappeler ce qui s’est passé dans un quartier homo new-yorkais à Stonewall, le 27 juin 1969 : les flics font une descente comme à l’habitude, mais cette fois-ci les homos se révoltent contre cette nouvelle humiliation, forme de racisme.

Des lesbienne et gay pride auront lieu, entre autres, le 10 juin à Nantes, le 17 juin à Lyon, le 24 juin à Paris et la World Pride à Rome, le 8 juillet, pour des revendications homosexuelles.

Depuis toujours, les homosexuels ont subi la discrimination des autres. Durant la seconde guerre mondiale, ils furent déportés en tant que « triangle rose ou la mémoire interdite ».

De nombreuses associations militent pour que les déportés au triangle rose aient droit à la reconnaissance de leurs souffrances, au même titre que les autres martyrs de la déportation.

Parfois l’homo est perçu comme « une femmelette, un enculé ». Il perd sa « virilité » ; la lesbienne est traitée « de garçon manqué ou de camionneuse ».

D’autres homos font la course au « plus » : la plus grosse, les muscles hypertrophiés, le corps modifié au bistouri, siliconé, luisant, lisse, forcément jeune, imberbe et technoïde.

Les homos, pourtant, subissent encore la « normalité » des autres.

– Difficulté  à trouver du travail, un logement…

– Difficultéà s’intégrer dans la société où ils sont considérés comme des marginaux.

– Difficulté à bénéficier des avantages administratifs auquels ont droit les hétéros…

Pour ficher l’homosexualité, les politicards ont créé le PACS (pacte civil de solidarité) qui, en dehors de son caractère social, permet aux préfectures de surveiller les homos et les hétéros qui ne souhaitent pas le mariage administratif et religieux.

Les homosexuels et lesbiennes subissent la volonté de l’Etat et de l’Eglise (par exemple « David et Jonathan », groupe homo catho.) qui veulent les ranger dans le carcan hétéro.

Pour nous, anarchistes, le PACS est un leurre d’égalité, afin de caser les homos comme les hétéros, pour qu’enfin ils ferment leurs gueules.

Nous, anarchistes, revendiquons pour tous et toutes le droit de choisir sa sexualité au-delà des normes familiales et sociales.