Une prise de position de l’archevêque de
Paris lors de la lutte contre le CPE à méditer ! Progressiste la religion ?
Face
à « l’inquiétude » qu’expriment les jeunes confrontés au contrat première
embauche (CPE), l’archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois
a appelé dimanche les étudiants en pèlerinage à Chartres (Eure-et-Loir) à ne
pas se contenter du « petit bonheur mesurable par les sécurités du contrat
social ».
«
Je ne sais pas si le CPE est le meilleur ou le pire moyen pour vous aider à
entrer dans la vie active des entreprises », a dit l’archevêque. Mais il a
appelé les étudiants chrétiens à dépasser le « petit bonheur mesurable par les
sécurités du contrat social, le bonheur d’un CDI ou d’une profession protégée »
pour atteindre « le bonheur réel et profond qui donne la joie d’être au monde
et de vivre ».
Mgr
Vingt-Trois, dans une apparente allusion à certaines
dérives du mouvement étudiant contre le CPE, a par ailleurs dénoncé «
l’intimidation, le vote forcé, les décisions enlevées à l’arraché,
la destruction des outils intellectuels, livres et instruments de travail ».
Et
d’ajouter : « Quand on me dit que les A.G. sont manipulées et les décisions
arrachées par des minorités d’influence, je me demande si on n’abandonne pas le
terrain en laissant dépérir les organisations démocratiques ».
« Tout cela a fonctionné en Europe au XXe siècle, en Allemagne et en Russie », a-t-il noté. « Notre démocratie devrait avoir honte de voir resurgir en son sein les fantômes des totalitarismes. »