SOUTENIR L’ECOLE DES LOISIRS
Tout
commence par un « il était une fois », mais ce n’est ni dans un pays fort
lointain, ni dans un temps reculé, ni sur une planète imaginaire. Non, c’est
aujourd’hui en France.
L’école
des loisirs – célèbre maison d’édition de littérature jeunesse diffusée dans
les écoles, CDI, médiathèque – édite un livre pour jeunes enfants : Jean a deux
mamans, d’Ophélie Texier. C’est l’histoire d’un
couple lesbien et de Jean dont les « deux mamans s’aiment comme un papa et une
maman ». Ce livre s’inscrit dans une collection « Les petites familles » qui
met en scène les nouvelles formes de familles : Camille a deux familles, Lili
vient d’un autre pays, Malik est fils unique. Quoi de
plus normal d’avoir une littérature qui reflète les changements de la société
et des mœurs. Mais les catholiques ne l’entendent pas de cette oreille et suite
à la plainte d’une « bonne »mère de famille, des associations religieuses
menacent de boycotter L’école des loisirs. Le SNU-IPP, syndicat enseignant du
primaire, soutient L’école des loisirs face à l’attaque des calotins.
De
notre côté, nous ne pouvons que soutenir l’initiative de L’école des loisirs
qui rend visible les changements sociaux au niveau des couples afin de rendre
les enfants plus intelligents et respectueux.
L’école
des loisirs n’est pas la seule à tenter une approche réaliste de la vie des
familles d’aujourd’hui. Les Editions gaies et lesbiennes éditent aussi des
livres jeunesse mettant en scène ces nouvelles familles. Dans Dis… mamans, de
Muriel Douru, Théo doit faire, ce qui en classe
devient un véritable casse-tête pour certains enfants, un arbre généalogique.
Il dessine alors ses deux mamans. Et lorsque l’une de ses camarades de classe
se moque, on découvre que tous les enfants ont des particularités : « moi, j’ai
été adopté – moi je vis seul avec ma maman – moi je vis avec mon papa – moi je
suis élevée par mon beau-père ». Voilà la vraie image de la société française.
Théo a une petite sœur, Léa, et une amoureuse qui s’appelle Camille. Car
l’important c’est l’amour réciproque et non pas la vie coincée et étriquée que
les religieux veulent nous imposer.
Tout finit donc par un « ils ne se marièrent pas et eurent des enfants s’ils voulaient, quand ils voulaient ».