L’ISLAM TUE LES ARABES D’ABORD
Ce
simple rappel ne semble pas inopportun. En effet, les médias ne s’affolent que
lorsque des européen.ne.s sont tué.e.s
ou blessé.e.s dans des attentats ; ça fait vendre du
papier. Ils peuvent aussi faire le décompte macabre des morts en Irak – soit
pour montrer que les américains sont nuls, soit pour montrer que les irakiens
sont des sauvages – mais parlent-ils de celles et ceux qui se battent sur place
contre la religion, contre l’occupation américaine et contre l’islam politique
? Parlent-ils des opposant.e.s à la guerre en Israël
? Parlent-ils des arabes qui refusent la religion, la combattent, ne font pas
le ramadan, tentent de vivre une vie libre ? Parlent-ils des athé.e.s de tous les pays ? Parlent-ils de la violence de
toutes les religions ? Bien sûr que non.
Dernièrement,
un plumitif défendait, dans Le Monde Diplomatique, le tourisme en tant que
vecteur socio-économique et d’ouverture culturelle. Il s’insurgeait contre les
attentats visant les touristes. Il pense sûrement que l’ouverture de Club Med, les rallyes photos et autres produits importés
directement sur place sont des vecteurs culturels, qu’ils ne détruisent pas les
économies locales, que tout le monde en profite. De l’autre côté, les
populations crèvent de faim et trouvent des exutoires dans le racisme et/ou la
religion.
Combattre l’Etat et la religion
Les
Etats et les groupes politiques se servent de la religion pour asservir les
peuples et les faire entrer en guerre fratricide. En
Palestine, les terroristes islamistes tentent d’établir deux camps opposés au
nom de la religion, à quoi répondent les fondamentalistes juifs avec les mêmes
objectifs. Dans cette logique, un.e israëlien.ne devient obligatoirement l’ennemie d’un.e palestien.ne ; ce à quoi
s’opposent les groupes anarchistes, féministes et autres contre la guerre. En
Irak, les terroristes islamistes veulent imposer la loi islamique et prétendent
s’opposer aux chrétiens américains, à quoi répondent les discours et analyses
d’un pseudo choc des civilisations. Faut-il encore citer d’autres conflits où la
religion exerce une influence désastreuse, mortifère ? La mise en avant de
l’islam politique sur la scène mondiale apporte de nouvelles inquiétudes.
Les femmes, victimes des violences religieuses et
guerrières
Il
faut cependant remarquer qu’en temps de guerre les femmes sont toujours les
premières victimes, utilisées comme arme de guerre, violées, enfermées, tuées.
A cela s’ajoutent les violences propres aux traditions locales et aux interdits
religieux. Dès que l’islam politique tente de prendre pied dans un quartier ou
une région, la première mesure prise est de voiler les femmes. C’est le
marquage des populations, des esprits et des corps. En Irak, des groupes de
femmes s’opposent à la tentative d’inclure la loi islamique dans la nouvelle
constitution, comme en Algérie lorsque les femmes se battaient contre le code
de la famille.
En fait, à y regarder de plus près, nous découvrons que les problèmes sociaux, les luttes anti-patriarcales sont les mêmes dans tous les pays de la planète. La solution est donc la même : la révolution sociale contre l’état, la religion et le capitalisme.