DE
Fin mai dernier, le groupe Proudhon de
L’intervention de Christian a surtout porté
sur ses démêlés avec la municipalité au sujet des entorses à la loi de 1905
qu’elle pratique allègrement, celle de Roland sur l’historique et les activités
de la libre pensée en France.
1905, une date importante à se souvenir
La
loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, adoptée en 1905, trouve ses
origines dans la révolution française de 1789 et toutes les poussées
humanistes, positivistes, scientifiques qui ont suivi. L’apparition du
prolétariat moderne dans les villes, les révoltes ouvrières, la diffusion des
idées socialistes ont aussi donné de la force aux
idées antireligieuses.
Mais
les mouvements d’émancipation ne pouvaient pas s’arrêter. En 1895, les
syndicats sont créés, avec
Le
Concordat existe toujours en Alsace Lorraine puisque ces régions étaient
allemandes de 1870 à 1918. L’Etat paie toujours les enseignant.e.s
des écoles privées, religieuses. Les monuments religieux sont restaurés par nos
impôts, les multiples associations religieuses sont financées, etc. Les
attaques contre la laïcité se multiplient par ceux-là mêmes qui s’en
déclaraient les garant.e.s lors du vote de la
nouvelle loi contre les signes religieux ostentatoires à l’école.
1905, une lutte importante à poursuivre
Après
avoir brossé le tableau alarmant des attaques contre la laïcité, que nous
reste-t-il à faire ? La lecture de la dernière brochure fédérale, Anti-religion
– regards sur l’obscurantisme religieux et la nécessité de la combattre
(disponible à l’Autodidacte pour 4 euros) nous rappelle que la laïcité est un
combat permanent. Ce combat n’est pas une spécificité française. Partout dans
le monde, des hommes et des femmes se battent, souvent
au péril de leur propre vie, contre l’imposition des valeurs religieuses, que
ce soit en Algérie, en Irak, en Irlande, en Pologne, en Espagne ou en France.
Ici, les débats sur le voile à l’école ont remis le terme de laïcité à
Le
travail des militant.e.s athé.e.s
doit être de refouler les signes religieux loin de nos espaces de vie. Nous
devons lutter contre le financement des religions, de quelque façon que ce
soit. Ce sont aux adeptes de ces sectes religieuses de financer leurs lieux de
culte, leurs actions, associations et autres manifestations. Ce combat peut
s’appuyer sur la loi de 1905 en étendant son champ d’application car l’Etat,
seul, ne saurait être le garant de cette liberté. En effet, l’Etat se sert
toujours de la religion pour asseoir son autorité. Il n’est qu’à voir la
création du Conseil du culte musulman pour s’en convaincre et toutes les
apparitions d’hommes et de femmes d’état dans des cérémonies religieuses.
Décidément, nous ne pouvons pas compter sur ces sinistres personnages. Leur
dernière tentative d’en finir avec la laïcité s’est révélée dans le projet de
Constitution européenne, heureusement désavoué par le peuple.
Nous
devons faire en sorte que les religions ne gagnent pas du terrain car ensuite,
nous sommes assez démunis. Il est plus que difficile de convaincre un.e croyant.e de l’inexistence
d’un dieu. La foi ne s’appuie pas sur des démonstrations logiques. Face aux religieux.ses, reste le blasphème, l’irrévérence,
l’intolérance, afin de les choquer (et il leur en faut peu), de les tourner en
ridicule et de sourire un peu de leurs niaiseries. Pour cela, nous devons
défendre le droit à la critique de toutes les religions, de tous les textes
sacrés. Jocelyn Bézecourt, dans la brochure déjà
citée, rappelle en quoi les procès pour « islamophobie
» présentent des risques pour l’exercice de cette critique. En attaquant la
religion, en montrant ces incohérences et ses crimes, nous n’attaquons pas les croyant.e.s. Leur personnalité, leur individualité n’est
pas limitée à leur appartenance religieuse et leur origine ethnique ne les
cantonne pas non plus dans une secte religieuse : les arabes ne sont pas
forcément musulmans, les américain.e.s ne sont pas tou.te.s chrétien.ne.s, les israélien.ne.s ne sont pas nécessairement des racistes judaïques.
Revendiquons
notre liberté à vivre sans religion et la nécessité de s’en protéger.