Editorial
Depuis
le dernier numéro de Drapeau noir, il
s’est passé pas mal d’événements, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils
n’ont pas été particulièrement favorables aux couches populaires.
Les
émeutes dans les banlieues ont bien sûr fait la une de tous les journaux et les
projets pour améliorer la situation pleuvent. Il y a fort à parier que rien ne changera une
fois l’émotion passée.
La
politique menée va toujours dans le sens de plus de précarité pour les uns et
plus de fric pour les autres.
Il
y a quelques années le livre de Véronique Vasseur avait mis en lumière le
problème des prisons françaises. Tout le
monde y allait de son indignation. Aujourd’hui,
avec le tout sécuritaire, la situation est encore pire, mais ce n’est plus
d’actualité. Car qui oserait remettre en cause cette politique 18 mois avant
les prochaines échéances électorales ?
Du
côté des luttes, c’est également à la répression que se heurtent ceux qui ne se
résignent pas à la situation actuelle. La répression est là pour ceux qui ne se
contentent pas de pleurnicher et de se coucher à la table de négociations.
Syndicats collabos, patronat, gare à la revanche !