EDITORIAL
La rentrée devait être chaude et il faut bien dire qu’elle est surtout chaude pour les sans-papiers, les mal-logés, les squatteurs, les chômeurs, les précaires, tout ceux que cette société écrase chaque jour de manière plus implacable.
Et ce ne sont pas les journées d’action telle celle du 4 octobre, avec quand même 1,5 million de manifestants, qui changeront quelque chose. Le pouvoir a bien compris qu’en absence de véritable alternative, il suffit de laisser pourrir les conflits pour imposer ses choix.
Il est de plus en plus évident que tous les yeux sont braqués sur 2007 ! Qui va attraper le pompon de Fabius ou Hollande au PS, de Sarkozy ou Villepin à l’UMP, de Bové ou Buffet, pour la gauche du non, n’importe pas vraiment…
Quels que soient les résultats des présidentielles et des législatives, rien ne changera si la rue ne se mobilise pas avec la perspective d’une alternative à cette démocratie parlementaire aux ordres du capital.
Notre rôle est plus que jamais de débattre et de proposer des alternatives !