LA LOI ESPAGNOLE

C'EST PAS DE LA BRANLETTE!

 

Le gouvernement socialiste espagnol a présenté une loi contre l’homophobie, reconnaissant les couples homosexuels et leur permettant même d’adopter des enfants. Cette loi vient d’être votée, début juillet.

Saluons à sa juste valeur cette initiative qui vient mettre un peu de couleur dans une actualité bien morose. Nous sommes loin des gesticulations de notre gouvernement contre les discriminations, contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’homophobie, qui concrètement ne se traduisent par rien, sinon par la création d’un comité de réflexion sur les moyens de peut-être, enfin c’est pas sûr…

La lutte contre l’homophobie doit sans doute se résumer pour le gouvernement au programme de télé de TF1 (chaîne gouvernementale, s’il en est) et son émission « Queer » (ce qui signifie à peu près, ce qui n’est pas hétéro) dans laquelle des homos (hommes) viennent relooker un hétéro un peu « has been ». A ceux et celles qui ne le sauraient pas, il est aujourd’hui très « in » d’avoir un look homo quand on est un garçon.

En France, c’est la droite qui fait les yeux doux à la communauté homosexuelle mais qui, en même temps, ne peut pas remettre en cause sa vision passéiste et rétrograde de la famille, de l’amour et du couple, d’où cette situation de non-choix, de non-dits, de non-prise de position.

Alors, de nouveau, saluons Zapatero qui redonne aussi des couleurs aux socialistes européens à travers des lois comme celle-ci ou le retrait des troupes espagnoles d’Irak. Car regardons autour de nous, Chirac, le grand humaniste de droite (alter) mondialiste, s’entend très bien avec Schröder, ministre de gauche qui détruit le système de retraite et de chômage allemand comme les  Raffarin et de Villepin. De l’autre côté, Blair, ministre de gauche, est le valet d’un Bush raciste, guerrier, calotin.

Nous ne saurions que trop conseiller à Zapatero de ne pas trop fréquenter ces gens qui n’ont que faire des idées qu’ils se disent défendre et que ne sont finalement que les gestionnaires zélés du capitalisme mondial et de leurs propres intérêts de classe au pouvoir.

Espérons simplement (sans illusion) que le socialiste Zapatero ne suivra pas le chemin de son prédécesseur Mitterrand, qui, en 1981, symbolisait les espoirs d’un peuple de gauche, espoirs qui ont fait long feu et préparaient la douche froide de 20 ans de morosité et de régression sociale.