Pas de hiérarchie donc pas de chefs chez nous ! C’est à tou.te.s les militant.e.s qu’il appartient de faire progresser leur organisation. Nous ne reconnaissons pas la division dirigeant.e / exécutant.e, la participation effective des militant.e.s aux structures collectives de l’organisation est un principe d’éthique et de solidarité. Ces structures fédérales sont : Le Monde Libertaire hebdomadaire, Les éditions du Monde libertaire, Radio Libertaire, seulement en région parisienne pour le moment, et la librairie Publico, à Paris également. En dehors de ces œuvres fédérales, les groupes ont aussi des locaux, souvent des librairies, éditent des revues, menant ainsi leurs propres activités au niveau local.
Les
buts de
Nous sommes pour une révolution radicale et globale, à la fois économique et sociale ; pour détruire la société fondée sur la propriété privée ou étatique des moyens de production et de consommation ; pour la suppression de toutes les formes d’exploitation, de hiérarchie, d’autorité. Cette phase de destruction est nécessaire et c’est sans doute pour cela que certain.e.s ne voient ou ne veulent voir les anarchistes que comme des partisan.e.s fanatiques du désordre. Qu’ils/elles regardent autour d’eux/elles et qu’ils/elles nous expliquent comment faire pire !
Les anarchistes sont, au contraire, partisan.e.s d’une société organisée d’une manière beaucoup plus rationnelle et logique que la jungle capitaliste ou les dictatures marxistes léninistes. Il s’agit,
dans le cadre d’une société libertaire, non pas de gouverner les hommes et les femmes mais d’administrer les choses au profit de la collectivité tout entière.
Nous voulons construire une société libre sans classes ni Etats, sans patries ni frontières dont les buts sont les suivants :
L’émancipation des individu.e.s, leur libération en tant qu’êtres autonomes, libres de leurs choix, lucides, critiques et responsables ;
L’égalité sociale, économique et politique de toutes et tous (quels que soient l’âge, le sexe, la couleur,…) dont les conséquences sont la fin des classes sociales, des divisions entre « norme » et « déviance » ;
La
liberté de création, seule garantie réelle contre l’uniformisation, telle qu’on
peut l’observer dans
La justice, qui découle de l’égalité et de la liberté, ces trois principes étant incompatibles avec l’existence d’institutions répressives tant judiciaires que policières ou militaires ; une organisation sociale plus juste doit supprimer la plus grande partie de la délinquance, les crimes restant devant être traités par la prévention et la conciliation ;
L’éducation libertaire et permanente, permettant cet épanouissement le plus complet possible de l’individu.e et non son adaptation soumise au système productiviste d’aujourd’hui ; la condition en est l’égalité, dès la naissance, des moyens de développement, c’est-à-dire d’éducation et d’instruction, dans tous les domaines de la science, de l’industrie et des arts ;
L’organisation sociale sur les bases de la libre fédération des producteurs/productrices et des consommateurs/consommatrices (autogestion) ; la démocratie directe, non pas électorale et parlementaire mais communale et fédéraliste : pas de mandats en blanc, la coordination des affaires sociales par des délégué.e.s nommé.e.s pour des mandats précis et révocables à tout moment ;
Une économie tournée vers la satisfaction des besoins et non vers le profit, c’est la consommation qui doit orienter la production et non l’inverse ;
La possession collective ou individuelle des moyens de production et de distribution en excluant toute possibilité pour certain.e.s de vivre en exploitant le travail des autres ;
L’abolition du salariat, de toutes les institutions étatiques ou autres qui permettent et maintiennent l’exploitation de l’être humain ; le salariat est le processus par lequel les détenteurs/détentrices des moyens de production et de consommation indemnisent celles et ceux qui n’ont que leur force de travail à louer, l’abolir c’est casser ce rapport d’exploitation ;
Le partage égalitaire des tâches d’intérêt général, l’absence des divisions entre manuel.le.s et intellectuel.le.s ;
L’écologie non seulement pour préserver notre environnement mais pour promouvoir un développement de l’humanité basé sur la qualité de la vie ;
La libre union des individu.e.s ou des populations selon leur convenances ou leurs affinités ;
La liberté d’expression, c’est à dire le droit absolu pour tout.e individu.e d’exprimer ses opinions, par oral, par écrit ou à travers tout autre média ;
La libre circulation des individu.e.s, l’abolition des frontières, avec l’instauration d’une nouvelle citoyenneté : le fait de s’installer, de vivre dans une commune donnant droit à l’entière participation aux prises de décisions concernant l’ensemble de la vie politique, sociale, économique et culturelle.
Voilà
en quelques lignes un aperçu de ce que veulent construire les militant.e.s de
Rendre
possible l’édification d’un ordre social basé sur l’entraide, la solidarité,
fondé sur le respect absolu de l’intégrité physique et morale de l’individu.e, voilà l’Idéal qui nous anime et que nous
souhaitons partager avec le plus grand nombre pour un monde meilleur.