TANT QU’IL Y AURA DES ARMEES…
En
ces temps de fraîches commémorations de la première guerre moderne : premières
armes chimiques, premières destructions massives, premiers massacres civils, mobilisation
générale, bref l’archétype du XXe siècle, on assiste paradoxalement
à la diffusion d’une série de films, documentaires, articles dénonçant telle ou
telle exaction de cette guerre (les fusillés, les gueules cassées, la
fraternisation sur le front, les révoltes.)
En
ces temps où
Quelles luttes anti-militaristes
aujourd’hui ?
La
fin de la conscription obligatoire a vidé les luttes d’objection de conscience,
« statut suspendu en même que la conscription », de leur contenu. Nous
n’assistons plus à des luttes externes (refus de faire son service, objection, insoumission)
ou internes (comités de soldats).
L’armée
est devenue un « métier » comme un autre. L’Union Pacifiste n’oublie cependant
pas le sort réservé aux objecteurs dans d’autres pays (Israël, Russie) et leur
apporte son soutien. Elle demande aussi à ce que l’objection à l’ordre de tuer
puisse être inscrit dans
Les
manifestant.e.s contre la guerre en Irak demandaient
L’armée, école du crime.
Malgré
les campagnes de pub « se la jouant cool », l’armée reste l’école du crime
généralisé comme le montrent les tortures en Irak, ou
en Algérie du temps de la décolonisation, mais aussi tous les témoignages de
viols et violences diverses.
Aujourd’hui,
pour justifier les guerres, l’alibi de la lutte anti-terroriste est mis en
avant, justifiant tout : déploiement militaire, policier, plan Vigipirate, mois
sécuritaires. Pourtant, « la guerre contre le terrorisme cumule l’incompétence
de l’armée, la stupidité des attentats terroristes, l’étonnante
irresponsabilité des médias ; elle constitue une aubaine pour les gouvernants, permettant
de mobiliser les peurs nationalistes, de s’assurer le soutien d’opinions
publiques déboussolées, de propager le racisme. » (Motion UPF)
En
tant qu’école du crime, « l’armée s’insinue de manière de plus en plus forte au
sein de l’Education nationale. Cela s’inscrit dans la suite des protocoles
armée/école (de 1981-1989 et 1995). » (Motion UPF)
C’est
pour cela qu’avec l’Union Pacifiste nous « condamnons viscéralement «
l’esprit de défense » […] dénonçons le visage éducatif que veut donner l’armée
à
Décroissance = anti-militarisme.
L’armée,
l’armement, la recherche militaire nous coûtent des millions pour des armes qui
seront utilisées contre nous. Désormais, l’armée s’entraîne à réprimer les
combats de rue, urbains, donc un « ennemi » intérieur. Qui ?
L’armée
et l’industrie militaire appauvrissent les pays, ruinent et polluent la terre, s’approprient
des hectares de terre pour leurs essais, leurs jeux de guerre…
Un
pays sans armée est un pays qui respire et qui peut choisir d’autres priorités (santé,
éducation, culture, environnement).
Nous
devons donc encore lutter :
- contre
l’industrie de l’armement, contre les armées et les guerres
- pour le droit
au refus de tuer et pour l’insoumission
- pour l’accueil de tous les déserteurs et de tou.te.s les réfugié.e.s.