SOUVENIRS ANARCHO-FEMINISTES
LOUISE MICHEL, UNE MILITANTE A SALUER !
S’il
est un centenaire dont nos gouvernants ou les médias de services ne vont pas
nous rebattre les oreilles, c’est bien celui de la mort de Louise MICHEL (29 Mai 1830 - 9 janvier 1905).
Eh oui, il n’y a pas que des grand z’hommes qui ont marqué notre histoire, des femmes aussi étaient là ! Mais comme
l’histoire, la grande a été écrite par des hommes, et le plus souvent proches
des pouvoirs, de grands pans de notre histoire, entre autres ceux des luttes
pour l’égalité sociale économique et politique, sont restés dans l’ombre ou y
retournent rapidement .
Cette
femme militante, anarchiste, qui était de tous les combats de son époque, mérite bien une petite case dans notre
mémoire.
Originaire
de Haute-Marne, Louise Michel choisit de vivre libre sans se marier en
travaillant comme institutrice dans sa
propre école avec des méthodes
pédagogiques innovantes ; elle donne des cours du soirs à de jeunes ouvrières
pour les aider dans leur émancipation ; elle continue sa propre formation dans
des lieux que l’on nommerait aujourd’hui « universités populaires » ; elle
s’interroge sur les affres de la misère : la prostitution, la délinquance, la
folie… (une Michel … Foucault avant lui !).
C’est
en 1865 qu’elle s’installe à Paris. Elle y fonde aussi une école à Montmartre. Elle
est élue, en novembre 1870, présidente du comité républicain de vigilance des
citoyennes du 18e, elle est bien impliquée dans la vie du quartier quand
Elle
met en pratique ses idées féministes anarchistes en organisant avec les hommes
et les femmes la lutte au jour le jour ; en prenant part aux coups de feu sur
les barricades ; en animant les séances du club de la révolution ; en secourant
les blessés comme ambulancière.
A
la chute sanglante de
Après
son retour en France, en novembre 1880, et jusqu’à sa mort, elle participe au
mouvement anarchiste. Militante increvable, elle fait des centaines de
conférences en France et à l’étranger. Elle assiste, en 1881, au congrès
anarchiste international à Londres.
Elle
prend part à de nombreuses luttes et fait de nombreux séjours en prison (pour
le soutien et la participation au « pillage » de boulangeries par des chômeurs,
ou pour « l’incitation au meurtre » pour avoir soutenu les mineurs de
Decazeville en grève…).
En
1905, Louise Michel meurt à Marseille durant une tournée de conférences. Son
enterrement à Paris est suivi par une foule immense.
Louise
Michel nous a laissé de nombreux textes, poèmes, et son autobiographie. Lire
ses œuvres, ou ce qui a été publié sur
elle, nous montre en quoi son combat est encore proche du nôtre. Son énergie, sa
force de lutte nous dynamisent dans
notre choix de ne pas plier sous les coups de boutoir de notre société
capitaliste, qui sous prétexte de mondialisation veut nous ramener au temps de
Louise Michel… l’utopie en moins, les salauds !
Vous pouvez trouver à la librairie Lautodidacte les écrits de Louise Michel.