BERSOT – FUSILLÉ POUR L’EXEMPLE
Le
jour de commémoration de la grande boucherie de 14-18, le groupe Proudhon de
Un court texte fut lu à l’occasion et un tract antimilitariste distribué.
Voici ce texte :
Camarades, compagnons,
cette rue porte le nom de Louis Bersot, bienfaiteur. Qui était cet homme ? Industriel de la région, il fit un don d’un million de francs à la municipalité de Besançon à la fin du XIXe siècle, d’où ce titre de bienfaiteur ;
Il ne faudrait pas oublier que, s’il fit fortune, c’est sur le dos du prolo et que s’il « voyait de grands inconvénients au point de vue de la morale » à ouvrir une piscine à Besançon, il n’en voyait guère à fabriquer des alcools (il était administrateur d’une distillerie).
Mais si nous sommes ici aujourd’hui 11 novembre, ce n’est pas pour parler de ce Bersot-là. C’est pour réparer une injustice. En effet, en février 1915, après une parodie de procès de 2 jours, était fusillé un soldat franc-comtois. Son crime : avoir refusé de porter un pantalon en loque et maculé de sang pris sur un mort. Son nom Lucien Bersot.
En ce début 1915, cette guerre, qui fera des millions de morts, devenait impopulaire, le troufion renâclait à se faire trouer la paillasse, il fallait resserrer les boulons. Faire des exemples. Bersot en fut un.
Débaptisons donc cette rue et renommons-la : RUE LUCIEN BERSOT, fusillé pour l’exemple, et crions notre dégoût de la guerre, de l’armée, de toutes les armées.