BRÈVES

 

Mussolini-Berlusconi, même combat ?

On se souvient encore en France de la tirade odieuse de Chirac, soi-disant antifasciste convaincu, sur les « bruits et les odeurs » des immigrés, ou des « dérapages » de Le Pen concernant le « Durafour crématoire » ou le génocide nazi, simple « détail de l’histoire ».

Les italiens, avec Berlusconi, ont eux aussi la chance de bénéficier de déclarations intempestives, tant il est vrai que ce triste sire, connu pour avoir intégré dans son gouvernement le néo-fasciste Fini et l’indépendantiste xénophobe Bossi, fait fort au niveau médiatique.

Il cavaliere, au début de l’été, avait subtilement traité un eurodéputé allemand de « Kapo de camp de concentration ». Au mois de septembre, les juges qui le poursuivaient étaient quant à eux qualifiés de « sociopathes probablement fous ».

Mais il s’est récemment surpassé en affirmant que Mussolini se serait contenté d’envoyer ses opposants passer des vacances qui, pour certains, furent éternelles. Dans le même état d’esprit, il affirme que le Duce « n’a tué personne ». Les éthiopiens, albanais ou espagnols massacrés par l’armée fasciste ont dû s’en retourner dans leurs tombes.

Remarquons que ces déclarations visant à réhabiliter le fascisme italien n’ont pas déclenché de protestations de la part des autres gouvernements européens.

Outre que cela nous renseigne sur la véritable conscience antifasciste de nos dirigeants, cette absence de réactions ne peut que nous alarmer. N’y a-t-il pas là une indiscutable banalisation des « idées » brunes-caca d’oie ?

Face à cette dérive fascisante européenne, seule une vaste mobilisation populaire sera efficace.

Quel avenir pour le 6, rue de la Madeleine

Le 6, rue de la Madeleine et le 11, rue Battant, c’est :

– 8 cours intérieures,

– plus de 4 000 m2 de locaux (à rénover),

– un lieu public et historique au cœur du quartier (légué à la municipalité avec obligation de l’utiliser dans un but d’éducation populaire).

Depuis la fermeture de l’école (en juin 2002), l’avenir de ce site est en suspens. C’était un lieu de vie et d’échange exceptionnel et central. Que doit-il devenir pour maintenir cette vocation ? Laisserons-nous la municipalité le livrer aux promoteurs ?

Face à la mobilisation d’associations, de commerçants, la municipalité a accepté qu’une concertation avec les habitants du quartier soit mise en œuvre pour définir un projet global sur ce site.

Les propositions déjà recueillies dégagent certains axes : le retour de l’école, une maison des associations, un centre culturel, un cinéma d’art et d’essai, un pôle commerçant, un lieu voué à l’artisanat d’art, un parc de loisirs (jeux d’enfants, terrain de pétanque, etc.), des logements sociaux, un lieu d’accueil ouvert à tous, etc.

Lesquels souhaiteriez-vous privilégier ou ajouter ?

L’ampleur et la pertinence des réalisations dépendront de l’implication des acteurs et habitants du quartier.

Venez donc nous rencontrer chaque jeudi, de 18 h 30 à 20 h, au 6 rue de la Madeleine ou déposez ce bulletin* au Safran (7, rue de la Madeleine).

Le Collectif du 6.

* Disponible aux permanences le jeudi soir, au Safran, à l’Autodidacte.

Menaces sur le 5, rue de Vignier

Dans le dernier numéro de Drapeau noir, nous avons annoncé l’ouverture d’un local associatif rue de Vignier, regroupant le réseau d’échanges de savoir, la CNT, Aarrg, Charivari, auxquels s’était jointe depuis la Loba.

L’avenir de ce local est maintenant compromis, le propriétaire refusant de renouveler le bail qui prend fin au 1er mars 2004.

Une pétition est disponible au local ainsi qu’à l’Autodidacte pour soutenir les projets mis en place dans ce local qui, n’en doutons pas, si le départ du 5 rue de Vignier devient inévitable, continueront ailleurs.