LA COLO LIBERTAIRE
Voilà bientôt trois ans que la colo libertaire existe.
Aujourd’hui, suite à divers contacts qui sont intéressés par l’expérience, nous avons décidé de revenir un peu plus précisément sur son histoire.
Tout d’abord, la colo libertaire est née de la volonté d’individus intéressés par l’éducation (colo, école…). Elle fait suite à une colo parentale dont l’expérience a su l’enrichir.
En effet, pendant plusieurs années, des copains-ines de Lyon, Chalons… ont fait vivre une colo parentale qui s’est finalement essoufflée. Néanmoins, ces individus n’avaient pas vraiment abandonné le projet. Il était seulement en suspend. Donc, lorsque nous avons manifesté le désir de le relancer, ces copains et copines ont été ravis et nous ont suivis.
Ainsi est née la colo telle que nous la connaissons.
Cette colo n’est pas parentale, toutes les personnes intéressées peuvent apporter leurs savoirs, leurs envies… Elle a aujourd’hui deux années d’expérience dont il faut tenir compte pour l’organisation de la prochaine.
Comment se sont construites les deux premières colos ?
Au cours de ces deux dernières années, nous avons fait le choix de nous rencontrer plusieurs fois avant le séjour entre parents, jeunes et encadrants. Ces réunions ont pour but de se connaître, de définir le projet, ainsi que de régler diverses questions d’ordres techniques (lieu du séjour, contribution parentale…).
A la fin de la colo, les parents nous rejoignent pour une bouffe et un bilan succinct.
Puis, quelques temps plus tard, nous nous retrouvons à nouveau pour un bilan plus approfondi ainsi que pour réfléchir à d’éventuelles pistes pour la colo à venir.
Pendant la colo.
Le fonctionnement en AG a été mis en avant avec toutes les difficultés que cela peut représenter :
– Problèmes pour oser prendre la parole devant le groupe.
– Présence trop marquée des encadrants…
Afin de rendre plus facile ce fonctionnement auquel nous tenons, nous avons choisi de séparer les AG jeunes des AG encadrants pour, ensuite, se réunir tous ensemble. Cette manière de faire semble beaucoup plus productive, d’autant plus qu’à nos yeux le fonctionnement en AG doit perdurer, dans la mesure où nous estimons que chacun doit faire entendre sa voix et que, même si c’est parfois difficile, être un individu libre c’est avant tout pouvoir s’exprimer, entendre et être entendu.
D’autre part, nous avons tenté de responsabiliser les jeunes par rapport à leurs envies (choix des activités, mise en place de celles-ci, encadrement…), ce qui n’a pas toujours été facile.
La responsabilisation passait également par l’apprentissage de la vie ensemble (faire les courses, la cuisine, le ménage…).
Bilan personnel de la dernière colo.
La bilan de la dernière colo est plutôt mitigé.
Nous pensons que quelques erreurs ont été commises dans la mise en place de cette colo, notamment pour ce qui est de l’organisation et de la réflexion autour du projet. C’est pourquoi, lors de la réunion bilan, a émergé la volonté de retravailler sérieusement sur le projet entre jeunes, encadrants, parents et toutes autres personnes intéressées.
Plus concrètement, la première année, nous avions regretté le côté consommation d’activités payantes. Du coup, pour la seconde colo, les jeunes ont choisi un thème « les arts » qu’il s’agissait de décliner sous différents aspects.
Dès le début, d’autres jeunes ont souhaité s’éloigner de cette thématique et y associer « le sport ». Cela ne posait pas de problème, dans la mesure où chacun devait essayer de proposer une activité en lien avec le thème choisi. Cet exercice s’est révélé très difficile, les jeunes n’ayant qu’une idée vague des obligations inhérentes à ce genre de situation et oubliant leurs engagements. Seuls quelques ateliers ont pu être menés à bien (théâtre, fresque, BD sur ordinateur, customisation de vêtements et échange des rôles).
Quelques activités extérieures ont aussi été menées mais dans l’ensemble, les jeunes ont préféré rester tranquillement dans le gîte, à faire des veillées, lire, faire des objets en perles, cuisiner.
Les tâches quotidiennes – ce que d’aucuns appellent les corvées, d’autres les plaisirs – ont pris une place plus importante, plus lourde, du fait de la superficie du lieu, du nombre de participants mais aussi du manque de dynamisme des jeunes.
Le côté « vie collective » est doucement passé au second plan, les encadrants ayant à faire des rappels de fonctionnement et étant sollicités à tout bout de champ.
Toutes ces remarques ne sont pas forcément partagées par tous. C’est un point de vue d’adulte, les jeunes ayant apprécié tout autant les deux fonctionnements. Mais afin de pouvoir transmettre, diffuser, élargir le projet, nous tenons à ce que les choses soient requalifiées et écrites, peut-être sous forme de charte de fonctionnement (nos points de vue ayant évolué au fil des colos).
NOUS INVITONS TOUS LES PERSONNES INTÉRESSÉES PAR LA COLO (jeunes, parents, encadrants potentiels…) À NOUS CONCTATER AU PLUS VITE.
CLÔTURE DES INSCRIPTIONS LE 15 DÉCEMBRE.
Contact : maxdada@nomade.fr ou claro2@voila.fr
Claro Roberto – 50 A, rue de Dole – 25000 Besançon