INSÉCURITÉ,
QUAND TU NOUS TIENS !
Avant le premier tour des présidentielles, nous avions déjà été habitués à constater que les journaux télévisés du 20 h consacraient une grande partie de leurs « informations » à l’insécurité. Viols, pédophilie, agression voire même voitures incendiées étaient montés en épingle et précédaient régulièrement les autres thèmes d’actualité, comme par exemple la situation explosive au Moyen-Orient.
Voilà-t-y-pas que ces journalistes, laquais du pouvoir, remettent ces temps-ci le couvert sécuritaire et essaient de nous faire croire qu’on ne peut plus marcher dans la rue sans être égorgé, violé ou frappé.
Cela n’a rien d’innocent alors que Sarkozy joue de plus au super-flic et que Raffarin a promis récemment une baisse de la délinquance de 20 % en cinq ans.
Les flics seront de plus en plus nombreux et quadrilleront davantage les cités et autres secteurs « chauds ».
A un niveau local, cette offensive sécuritaire s’est concrétisée par la réapparition des CRS dans les rues de Besançon, suite à un contrôle de police qui se serait mal passé.
Si les anarchistes ne cautionnent en aucun cas les crimes de sang ou le vandalisme gratuit, rappelons une fois de plus que la principale insécurité, c’est le capitalisme.
Le premier facteur d’insécurité, c’est le système inique qui produit des exclus à foison, déclenche des guerres meurtrières, des désastres écologiques et engendre famines, réseaux mafieux et mal-être individuel. En outre, les plus grands voleurs ne sont jamais en prison : la preuve s’il en était besoin, notre actuel Président de la République.
Il est d’ailleurs inconcevable que des jeunes puissent de nos jours risquer des années de prison pour un casse foireux : quand comprendront-ils qu’il suffit d’être homme politique ou patron pour voler cent fois plus en totale impunité ?