VIRÉS PUIS REPRIS EN CDD
SM2E, l’entreprise bisontine d’électronique en redressement judiciaire, qui a licencié début janvier 2003 85 personnes pour cause de délocalisation en Bulgarie et de mauvaise gestion, croule maintenant sous les commandes.
Beaucoup de travail, des chaines de montage que l’on met en 3 X 8, ça demande du monde. Mais le monde, il a été viré. Alors on les rappelle et on leur fait des CDD. Ça tombe bien car on les paye moins et en plus ils connaissent le boulot. C’est ainsi qu’une vingtaine d’ex-employés ont été repris pour des périodes plus ou moins longues. Il faut quand même savoir que lorsqu’ils ont été jetés, la direction leur avait fait comprendre qu’elle ne gardait que les meilleurs, sous-entendu : vous êtes mauvais, dehors ! Et comme ça ne suffit pas, on prend aussi des intérimaires (une bonne vingtaine). On devine ici une nouvelle organisation de la gestion du personnel, à savoir un « noyau dur » toujours sous la menace d’un plan de restructuration, des CDD et des intérimaires servant à absorber les variations de charge de travail. Entre deux missions, à ceux ci de savoir rester disponibles à tout moment pour l’entreprise sans être payés par celle ci.
EPIQ le retour
Après des rumeurs de vente de l’usine, voici que le groupe EPIQ dont dépendait SM2E déposerait un plan de continuation de l’entreprise auprès du tribunal. Y aurait-il encore un peu d’argent à gratter ? Mais ce plan, quelles en seront les conditions ? suppression des primes, nouveau plan de licenciement ? le personnel s’attend au pire.
A suivre donc…