EDITORIAL

 

Il y a un peu plus d’un an, Chirac sauvait la république, selon certains.

Aujourd’hui, élu « démocratiquement », il n’a que faire des manifestations contre les projets de son gouvernement : décentralisation, réforme des retraites vont entrer dans les faits, sauf débordement par la base des confédérations syndicales qui freinent des quatre fers pour éviter un mouvement qu’ils ne pourraient plus contrôler.

Les partis de gauche, de retour dans l’opposition, rejettent ces réformes que Jospin avaient pourtant amorcées à Barcelone en acceptant le principe de l’allongement de la durée des cotisations pour la retraite.

Après, ce sera le tour de la Sécurité sociale.

Les années qui s’annoncent risquent d’être noires et le mouvement libertaire a sa carte à jouer pour montrer qu’un autre futur est possible.

La mobilisation unitaire contre les Saigneurs du monde à Evian, à travers la constitution de la ClaaacG8, montre qu’en rejetant les luttes de chapelles et en investissant le mouvement social, le discours anar reçoit un bon accueil.